Heureux Juilletistes


Mon âme torturée vacille telle les branches du roseau qui plie mais ne rompt pas (spéciale dédicace à De La Fontaine. Jean, si tu nous lis, je te kiffe), et tombe dans des abîmes métaphysiques d’une complexité abyssale, propre aux génies torturés dont il serait outrageusement prétentieux de dire que nous appartenons, ici, à Itokocréation (d’ailleurs nous ne dirons pas que nous sommes des génies, nous sommes trop modeste et délicatement pudiques pour proférer de telles affirmations). Et tout ça pour quoi ? Parce qu’au mois d’août, le Moi doute (…). Heureux Juillettistes, bien loin de ces considérations aoûtiennes, qui se sont prélassés au soleil sur les plages de fins galets brûlant de la côte d’Azure, entourés de tous ces chaleureux inconnus qui, tels les usagés du métro lyonnais aux heures de pointes, s’agglutinent toujours autour de vous (oui, parce que toujours le métro parisien, mais il n’y en a pas qu’à Paris, des métros… il y en a aussi à Lyon ! et même des heures de pointe ! – et aussi des grêlons un 13 juillet, mais nous ne reviendrons pas sur cet épisode douloureux de la météo locale, d’une part parce que c’est tout à fait hors de propos dans la configuration actuelle du texte, et d’autre part parce que quand même, c’est vraiment la honte, et que comme nous connaissons un webmaster lyonnais dont nous tairons le nom par soucis de préservation de sa vie privée, nous nous voudrions pas avoir l’air d’insister lourdement sur cet épisode), délimitant leur périmètre d’intimité à l’aide d’une serviette de bain et d’un parasol (enfin sur la plage hein, pas dans le métro, parce que pour la peine ça sera encore plus le bordel).

Un temps de septembre en août, et puis quoi encore !? Dans quelle réserve d’Arizona ou du Chicoutimi survit l’été indien (qui hier encore berçait nos esgourdent à travers la voix de l’ami Dassin. Joe, si tu nous lis…). J’entends déjà les mauvaises langues conspuer que le temps qu’il fait est un sujet pour garçon coiffeur et vieilles dames pleines d’arthrite qui, réunies autour d’un troupeau de caniches lépreux, se remémorent qu’à leur époque, y’avait des vraies saisons, pas comme maintenant, avec tous leurs satellites et leur CO2 (mamie, si tu nous lis…). Mais chez Itokocreation nous répondons, le regard flamboyant, tournés vers l’avenir incertain d’un Monde qui tourne dans le vide, que non.

L’homme, être de changement, vit en accord avec la nature au rythme des saisons. Quel bonheur, par exemple de sentir poindre les premiers parfums au printemps, ou les bikinis en été, ou la fraîcheur du vent d’automne glissant entre les arbres roux qui se refléteraient sur l’onde pure d’une fraîche et calme rivière s’écoulant comme s’écoule le temps, irréversiblement.

Mais non. Tout ça c’est fini il n’y a plus de saisons ma bonne dame je vous fais un brushing ho si vous aviez vu Madame Martin l’autre jour, avec sa coloration mauve, qu’on dirait une grosse barbe à papa, j’ai failli en faire pipi dans ma culotte.

Et l’amour ? Et la vie ? Et les petits renards qui trottines, malicieux, dans les sous-bois humides et odorants tapissés de délicieux champignons !? N’y a-t-il plus un seul fou romantique prêt à rester des heures debout sur un rocher, face à la mer déchaînée, le visage fouetté par l’écume !?

Et bien si ! Partout où il y a des vieilles dames et des caniches, partout où il y a des métro et des serviettes de bain, partout ou il y a des grêlons et des champignons, partout ou il y a des bikinis et des rochers, il y a et il y aura toujours ITOKOCREATION !!



Siosnaarf, juilletiste et aoûtien.
Pilou, fou romantique qui regarde la mer déchaînée
pendant des heures, le visage fouetté par l’écume.



Toutes les images, photos, dessins et noms déposés utilisés sur ce site sont la propriété de leurs auteurs.